samedi 14 août 2010

Klébléalm

Finalement, sur les conseils de Christine, nous avons essayé de prendre le train à Budapest. Et nous avons bien fait, un premier train nous a conduit à Györ et un second à Vienne. Sans problème pour les vélos. De retour à Vienne, nous avons emprunté le circuit touristique spécifique aux bicyclettes pour rejoindre la gare François Joseph et ce petit tour nous a permis de voir cette ville sous un autre angle. Finalement Vienne est une très belle ville, qu'il faut visiter à vélo!
Le lendemain nous avons à nouveau pris le train et en trois étapes nous fumes à Salzburg. Le premier camping était complet et le second aussi, mais quand le propriétaire a entendu qu'Annemerie parlait allemand, il nous a quand même proposé une petite place.
Le lendemain au réveil une surprise nous attendait. Celle que nous avions croisé à plusieurs reprises lors de notre périple et à qui nous avions dit au-revoir à Budapest a dormi dans le même camping que nous. Christine est arrivé vers 22h à la gare de Salzburg, s'est retrouvée porte close à l'auberge de jeunesse et a peiné, sans plan, à trouver un camping vers 2h du matin. Cela nous a permis de visiter la ville ensemble et de réitérer nos adieu, non sans avoir beaucoup ri.

De Salzburg nous avons pédalé jusqu'à wading am see où nous avons monté la tente dans le plus grand camping que nous ayons vu. Trop grand, nous n'étions pas à l'aise. Mais l'emplacement était bien situé et nous avons pu nous baigner dans le lac.
De Wading nous sommes allés au Chiemse que nous avons contourné jusqu'à Prien d'où nous avons pris le train pour rejoindre Rosenheim. En sortant du train nous avons cherché un camping qui apparemment n'existait pas. Nous avons alors repris la voie ferrée jusqu'à Kuftein, il y avait un camping à 5 kms, à coté d'un aérodrome.
Hier nous avons pédalé jusqu'à Worgl pour prendre un train jusqu'à Innsbruck puis un autre jusqu'à Oetzal Banhof. Nous voulions pédaler jusqu'à Sölden mais la chaine du vélo d'Annemarie s'est pris dans le dérailleur avant et il a fallu changer un maillon. Comme il n'y avait pas de vélociste dans le coin, on nous a conseillé de prendre le bus jusqu'à Sölden où nous trouverions tout ce dont on avait besoin. Les chauffeurs étaient embêtés par les vélos couchés et il a fallu attendre le troisième bus qui avait une remorque dans laquelle nous pouvions coucher nos vélos pour pouvoir atteindre notre objectif de la journée.
Après une nuit fraiche, le réveil à Sölden a été ensoleillé. Nous avons profité de la belle matiné pour monter à la Klébléalm. Nous y avons mangé des Kayserschmaren sur la terrasse. Nous avons discuté avec la nouvelle patronne qui a reconnu Annemarie. Elle nous a offert un schnaps qu'Hugo a gouté. En nous plongeant dans les différents livres d'or, nous avons retrouvé les messages laissés en 1985, 86, 87 et 90 avec Matthieu. Le plus vieux message que nous avons trouvé était signé Jean-Jacques et Agnes en 69 et un autre signé par Michel en 68.
Demain nous essayerons de rejoindre Bregentz en redescendant la route de Sölden à vélo. Nous voulions prendre la piste VTT, mais plusieurs personnes, dont un vendeur de cycle possesseur d'un street machine comme nous, nous ont conseillé de prendre la route.

dimanche 8 août 2010

Budapest

Nous sommes arrivés à Budapest hier, sous le soleil. Une étape agréable, durant laquelle les discussions ont été nombreuses. Nous avons retrouvé Christine et en fin de journé, Sébastien de Montelimar a rejoint notre groupe. Nous avons essentiellement roulé sur la route 11 qui relie Esztergom à Budapest. Lassés du traffic automobile, nous avons rejoint quelques pistes à proximité de Szentendre (Saint André). La pluie a laissé quelques traces qui ont rendu quelques passages difficiles ou amusant selon qu'on aprecie ou non de rouler dans la boue ou dans l'eau.
L'arrivée à Budapest, après une longue traversée d'une zone suburbaine, s'est révélée, à la sortie d'un virage, fabuleuse avec une vue sur le parlement.
Au camping, sur les hauteurs de Buda, nous avons retrouvé Bernard, un collègue de travail. L'accueil au camping est très chaleureux, mais nous sommes un peu perplexes en voyant la concentration des tentes et des camping-cars. Après un repas chaud, une courte nuit de sommeil, un petit déjeuné inclu dans le prix de la nuit, nous trouvons ce site assez exceptionnel et sympatique.
Aujourd'hui nous avons visité Buda et Pest. La ville est impressionnante, plus harmonieuse que Vienne. Une journée ne suffit évidemment pas pour tout voir, surtout les nombreux musées. Il faudra revenir. L'année prochaine?
En attendant, nous réflechissons à la route du retour. Nous avons finalement décidé de revenir en Autriche à vélo puis de prendre le train jusqu'à Vienne puis Passau. De retour dans cette villes, nous suivrons l'Inn. Après un passage par Sölden, nous rejoindrons le lac de Constance puis suivrons le Rhin jusqu'à la maison. Nous prendrons le train de temps en temps pour aller plus vite.
Le petit groupe que nous avions constitué hier se disloquera demain. Après plus de 2 semaines de recontres plus ou moins fréquentes, chacun reprendra une route différente. En espérant que nos chemins se recroiserons un jour dans un lieu innatendu.
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vendredi 6 août 2010

Sur le pont entre Komarno et komaron

Longue étape entre Bratyslava et Komaron. En arrivant au camping vers 20h, la réception était fermée. Le portail du camping aussi. Hugo s'interroge sur le panneau interdisant l'introduction d'armes à feu dans le camping. Un couple de cyclistes nous ouvre le portail et nous commençons à nous installer quand un vigile très costaud arrive l'air très faché et nous fait signe de quitter le camping. On arrive à s'expliquer et nous nous installons.
Cette mésaventure tranche avec les sourires slovaques que nous avons croisés toute la journée.
Ce matin le réveil a été très orageux. Pour éviter les éclairs et la pluie qui ont inondés le camping, nous sommes allés nous baigner dans la piscine.
Nous allons essayer d'avancer un peu aujourd'hui pour rejoindre Budapest demain.


L'hôtel de Bratislava était dans une grande banlieue qui ressemble beaucoup à nos ZUP mais beaucoup plus vétuste.Mais nous ne sommes pas dépaysés, il y a des géranium aux fenêtres.


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lundi 2 août 2010

Speciale dédicasse pour Lucas

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Après 106 km nous sommes arrivés à proximité de Vienne, à Klosterneuburg. Nous resterons au camping deux nuits pour visiter Vienne demain. Il a fait chaud et nous avons mangé à un resto en cours de route. Hugo et Annemarie se sont régalés avec la glace au dessert.
Nous avançons bien. Les discussions vont bon train le soir au camping avec les autres randonneurs, surtout suisse et français. La partie autrichienne est vraiment superbe.
Le temps pour internet est compté, donc j'abrège pour ce soir le message.
tschuss à tous
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samedi 31 juillet 2010

Une heure de plaisir pour Hugo et d'attente pour nous

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Avec les ertul en trike

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Sur son vélo

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Hugo est heureux

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Le camping à Au

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Dans la piscine presque sous la pluie à Schlogen

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la patisserie de Lintz

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sur la route vers Lintz

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camping de schlogen

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samedi 24 juillet 2010

24 juillet de Riedlingen à Ersingen

50 km, 3h45



C'est la plus petite étape de notre voyage. Beaucoup d'affaires sont mouillées, ça nous apprendra à mieux les ranger. Le matin il continue de pleuvoir, nous préférons rester sous la tente et nous reposer un peu. Les vélos et les affaires sont sous un abris mais ont du mal à se débarrasser de l'humidité.




Vers midi, le temps devient un peu plus clément et nous pouvons partir. Nous subirons quelques averses, mais nous séchons en roulant. Le paysage change, il devient beaucoup plus plat. Nous traversons de grands champs, de blé et de maïs. Nous croisons quelques grenouilles et un regroupement d'oies. Dans une montée Hugo casse à nouveau sa chaine. En réparant, un cyclo qui nous a dépassé un peu plus tôt vient nous parler. Il s'appelle Yves et roule depuis Rennes. Il veut rejoindre Vienne avant le 31 juillet.



Le soir, nous avons beaucoup de mal à trouver le camping. Nous tournons un peu en rond. Finalement nous demandons à des personnes en train de prendre l'apéro à un club-house, elle ils nous disent que le camping, c'est un petit terrain qui leur appartient, juste à coté. Les sanitaires sont épouvantables, mais nous avons la surprise de voir arriver les Ertuls, Yves et Christine qui vient de Cholet et que nous croiserons encore quelques fois. C'est une soirée très agréable.

vendredi 23 juillet 2010

23 juillet, de Hausen à Riedlingen

62 km, 4h30




Ce fut la journée la plus humide du voyage. Pourtant elle a bien commencée. Au petit matin, la brume en se levant dévoilait la magnifique vallée du Danube. Un peu plus tard, un bruit bizarre nous a fait sursauté, c'était les Ertul, qui bien plus matinaux que nous, roulaient déjà sur a piste sur l'autre rive et qui disait au-revoir aux campeurs à leur manière avec un klaxon dont on doit encore parler du Mans à Budapest.

Très vite la pluie se met à tomber. Nous trouvons refuge dans un des bâtiments de l'abbaye de Inzigkofen que la piste traverse. Profitant d'une accalmie, nous rejoignons Sigmaringen. Nous avons le temps de faire le tour du centre vile, d'admirer son château. Puis il se remet à pleuvoir. Nous allons dans une grande surface nous réchauffer un peu et nous ravitailler.

La pluie ne semblant pas vouloir s'arrêter, nous décidons de reprendre la route. Le moral dans les chaussettes mouillées, nous finissons par nous arrêter dans un camping à la ferme. Si l'accueil par le chien de la maison n'est pas des plus chaleureux, nous sommes très heureux de pouvoir prendre une douche bien chaude et de sécher nos papiers au sèche cheveux. Les propriétaires nous proposent même de sécher quelques affaires au sèche linge. Nous finissons la soirée avec nos voisins allemands qui partagent avec nous leurs grillades. Les moustiques et les limaces ne sont pas les seuls à se régaler.

jeudi 22 juillet 2010

22 juillet, de Donaueschingen à Hausen

 75.5 km


Nous avons eu notre premier orage cette nuit. Il est resté assez loin, mais les nuages ne nous ont plus quittés. Nous sommes allés à la source officielle du Danube où une plaque nous indique les 2840 km qui nous séparent de la Mer Noire.

Les paysages sont superbes, le Danube serpente entre plateaux et gorges, entre forêts et champs. La route n'est pas plate, nous enchainons les petites côtes. Le revêtement alterne entre bitume et terre.

 Nous ne roulons pas toujours le long du fleuve, mais le rejoignons régulièrement. Mais après quelques km, celui disparait. Il n'y a pas assez d'eau,il devient sous terrain et une partie de son eau rejoint le lac de Constance et alimente donc le Rhin.


Mais très vite il reprend de l'importance. A Tuttlingen, la piste cyclable suit son cours et nous retrouvons l'Eurovélo 6 qui vient du Lac de Constance. A partir de Mühlheim, les gorges du Danube deviennent exceptionnelles. En approchant de Beuron, la chaine de Hugo casse en même temps que nous entendons un premier coup de tonnerre. Nous nous dépêchons de réparer pour rejoindre la gare de Beuron, efficace abris de la pluie torrentielle.



Lorsque la pluie s'arrête, nous rejoignons Hausen. Petit camping tenu par un Allemand fort sympatique qui parle français. Il a vécu quelques années dans le sud de la France. C'est dans ce camping que nous rencontrons pour la première fois un couple qui vient du Mans et qui souhaite suivre le Danube jusqu'à son embouchure avec des tricycles couchés. Servet qui nous a vu arriver avec nos vélos vient nous proposer de manger avec eux. Nous avons rencontré dans ce camping d'autres couples, avec de petits enfants, qui voyagent quelques jours à vélos. Pour eux voyager avec de jeunes enfants ne posait pas de problème. Ils étaient juste un peu gênés pour leurs voisins quand le plus jeune pleurait la nuit.

mercredi 21 juillet 2010

21 juillet, de Freiburg à Donaueschingen

66 km, 5h30

Départ sous le soleil, nous en profitons car nous ne le verrons plus très souvent. La piste le long de la Dreisam est très agréable. Nous avons roulé jusqu'aux pieds de la Forêt Noire. Nous ne voulions pas emprunter la nationale 31, très fréquentée, aussi avons nous monté une petite route secondaire, jusqu'à ce qu'un cycliste nous informe que la route est coupées un peu plus loin par des bucherons. Nous faisons demi-tour et allons prendre le train à Himmelreich jusqu'au Titisee.

















Nous mangeons au bord du lac et y trempons les coups de soleil de la veille et discutons avec quelques vacanciers allemands qui visitent le Bade Wurtemberg.

Le trajet entre le Titisee jusqu'à Donaueschingen n'est pas indiquée. Les circuits fléchés en Forêt Noire ne passent pas par les sources du Danube. Nous nous arrêtons dans un office du tourisme pour récupérer une carte et quelques indications. Quelques km plus loin, notre route débouche sur une voie rapide, nous devons porter les vélos de l'autre coté de la barrière de sécurité et marcher quelques centaines de mètres jusqu'à une sortie. Mais avant de poursuivre, il a fallu réparer la chaine du vélos d'Annemarie et un pneu de celui d'Hugo.



Nous avons encore perdu du temps à trouver notre chemin, et quand enfin nous arrivons à destination, nous n'avons plus le temps d'aller voire la source. Nous suivons deux cyclos allemands qui cherchent aussi le camping. Fatigués nous retrouvons le sourire avec un repas chaud.

mardi 20 juillet 2010

20 juillet 2010, de Colmar à Freiburg

65 km, 5 heures


Une belle et très chaude journée pour commencer ce voyage. Nos sacoches accrochées aux vélos nous nous arrêtons chez le médecin pour la dernière dose du vaccin contre l'encéphalite du tique puis nous partons vers l'Allemagne.
En sortant de Sundhoffen, Fred doit enlever le protège dérailleur avant qui ne tient plus. Ce souci, pas bien grave, annonce plusieurs ennuis mécaniques que nous rencontrerons tout au long du voyage. Alors que l'an dernier nous avions passés trois semaines très tranquilles.




A Breisach, nous avons mangé le long du Rhin. Nous l'avons suivi quelques km avant de bifurquer vers l'Est pour rejoindre Freiburg.
La forte concentration de cyclistes oblige à une concentration accrue. Les habitués veulent rouler vite et ne supportent pas toujours la place que prennent nos vélos chargés. Si seulement il pouvait y avoir autant de cyclistes ailleurs!



Nous avons trouvé le camping en remontant la Dreisam. Il y a beaucoup de monde et les petites tentes sont toutes regroupées dans un espace à part.